Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids
Association selon la loi de 1901
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Le GROS et le PNNS2

Le programme de santé publique en matière d'obésité du GROS

Le GROS soutient le manifeste des révoltés des régimes
Allegro Fortissimo défend son point de vue au Sénat, fev 2008
…et organise une réunion sur la chirurgie de l'obésité, mars 2008


Les 10e Entretiens de Nutrition, Institut Pasteur de Lille, juin 2008

L'obésité monte: que fait la police?
Le GROS écrit ouvertement à M. Jean-Marie Le Guen

La guerre du sucre est déclarée!


Activités 2008: programme de l'enseignement, groupes de travail
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Abstracts des anciennes Rencontres du GROS:
1ères Rencontres (2002)
2èmes Rencontres (2004)
3es Rencontres (2005)
4èmes Rencontres (2006)
Les 5èmes Rencontres du GROS: 18 et 19 octobre 2007


Le programme de formation 2009
est arrivé!


Bientôt bulletins d'inscription disponibles en ligne!


Les 5èmes Rencontres du GROS

Malgré la grève des transports, qu'est-ce que c'était bien!

Les résumés




Qui sommes-nous?


Le Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids regroupe des thérapeutes de toutes écoles et de toutes formations (médecins généralistes et spécialistes, psychologues, diététiciens, paramédicaux) ayant à prendre en charge des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire.
L’association a vocation d’être un lieu de réflexion, d’échanges et de formation.

Les avis médicaux contenus dans le site et donnés en écrivant à gros@gros.org sont donnés par des professionnels de santé qualifiés et formés, sauf avis contraire le signalant.
Rédacteur en chef du site: Dr Gérard Apfeldorfer, (psychiatre, Paris).
Ont collaboré à l'élaboration du contenu du site et collaborent à sa mise à jour: Dr Sylvie Benkemoun (psychologue, Saint Gratien), M. Pierre Dalarun (psychomotricien, Paris); Mme Anne Marie Dalix (chercheur, Hôpital de l'Hôtel-Dieu, Paris); Dr Martine Duclos (médecin PH, chercheur Inserm, Bordeaux); Mme Annie Martineau (psychologue, Paris); Mme Ulla Menneteau-Nielsen (diététicienne, Riom); Dr Bernard Waysfeld (médecin nutritionniste, interniste et psychiatre, Paris); Dr Jean-Philippe Zermati (nutritionniste, Paris).
Les réponses faites par courriel sont effectués sous la responsabilité du Dr Gérard Apfeldorfer (psychiatre, Paris) et de Mme Katerine Kureta-Vanoli (diététicienne, Clamart).
Les informations figurant sur le site sont destinées à favoriser et non à remplacer la relation existant entre le visiteur et son médecin.
L’identité, les coordonnées et les renseignements donnés par les personnes écrivant à gros@gros.org sont confidentiels. Ils ne peuvent être communiqués à des tiers. Ils ne sont insérés sur le forum qu’avec l’autorisation expresse des personnes. Notre site respecte les lois françaises sur le secret médical.
Notre site est sans contenu publicitaire, exclusivement financé par le Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids, association selon la loi de 1901.
Le contenu du site est rédigé par les membres de l’Association "Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids".
Il peut être reproduit et utilisé dans un but éducationnel et pour des motifs non commerciaux, avec l’autorisation préalable de Dr Gérard APFELDORFER, Vice-Président du G.R.O.S., 28 rue de Ponthieu, F-75008 Paris, France, ou gros@gros.org


Le mot du rédac'chef

Chers amis du GROS,
Notre association a cette caractéristique particulière de réunir des cliniciens, c’est-à-dire des médecins, des psychologues, des diététiciens et d’autres professionnels de santé qui viennent en aide à des personnes de chair et de sang.
De ce fait, nous ne soignons pas des statistiques et notre objectif n’est pas de faire tomber des records à coups de kilos perdus. Notre objectif n’est pas davantage de rendre conformes des corps démodés. Nous ne prenons pas non plus en charge des maladies, qu’il s’agisse d’obésités ou de BMI, de Bulimia nervosa ou de Binge eating disorders.
Nous avons à faire avec des personnes véritables, en difficulté avec leur poids ou leur comportement alimentaire. Ces difficultés particulières s’inscrivent dans un cadre plus général: l’individu qui vient chercher de l’aide auprès de nous a une histoire et ses difficultés ont un sens qu’il convient de prendre en considération, faute de quoi la relation qui s’établit entre le thérapeute et son patient prend un tour violent et insensé.
Faute de savoir ce que signifie être gros ou maigrir pour la personne qui nous fait face, nous ne pouvons qu’exercer sur elle — souvent à sa demande — une violence.
Il est si facile de présupposer qu’être mince est mieux qu’être gros, que maigrir fait forcément le bonheur… Notre chance, encore une fois, est d’être des cliniciens. Nos patients, si nous avons l’humilité nécessaire pour les écouter, se chargent de nous détromper. Ils sont nombreux, ceux qui ont perdu des kilos sans pour autant aller mieux, voire en allant plus mal. La solution triviale qu’ils mettent fréquemment en œuvre afin de ne pas sombrer consiste à reprendre le poids perdu. À nous de ne pas les entretenir dans une histoire répétitive…
Le surpoids et les troubles du comportement alimentaire s’inscrivent aussi dans un cadre social : l’excès de réserves graisseuses fait aujourd’hui l’objet d’un ostracisme qui a pris des proportions sidérantes. D’un point de vue sociologique, psychologique ou philosophique, il est bienvenu de s’interroger sur les significations d’un phénomène social d’une telle ampleur, mais en ce qui concerne nos patients, on ne peut que prendre acte du fait qu’à la souffrance somatique s’ajoutent celles, encore plus terribles, de la marginalisation et de la culpabilisation.
Les remèdes proposés, bien souvent, aggravent le mal: les régimes amaigrissants favorisent la restriction cognitive et les troubles du comportement alimentaire. Les échecs répétitifs engendrent la perte de l’estime de soi et la dépression.
Notre association regroupe, et c’est sans doute ce qui fait son originalité, des praticiens de sensibilité différente: certains conceptualisent leur pratique à partir de l’héritage freudien, d’autres se sentent plus à leur aise avec les méthodologies cognitives et comportementales, d’autres encore prennent directement en considération ce qui fait problème, le corps.
Tous, nous sommes bien conscients que les problèmes de nos patients dépassent largement le cadre de la diététique. De même, les progrès de la pharmacopée, de la chirurgie ou de la génétique resteront des leurres dangereux s’ils sont préconisés sur un mode magique, s’ils servent à instrumentaliser les personnes en demande d’amaigrissement, s’ils sont considérés comme autre chose que des outils au service de la clinique,
Tous, nous tâchons, dans la mesure de nos moyens, de faire œuvre de thérapeutes, d’aider nos patients dans leur complexité. Nous n’y parvenons pas toujours et c’est bien pourquoi nous ressentons le besoin de nous former, de réfléchir, d’apprendre à mieux comprendre, à mieux faire.
Le GROS se propose d’être ce lieu de réflexion, de formation permanente afin que chacun puisse améliorer ses pratiques. Nous en avons tous besoin.

--
Dr Gérard Apfeldorfer, rédacteur en chef de www.gros.org et cofondateur du G.R.O.S.



LES POSITIONS DU GROS


Notre association réfléchit à la nature des difficultés que doivent affronter les personnes en souffrance avec leur poids, leurs formes corporelles et leur comportement alimentaire, aux solutions qui leur sont proposées, et à ce qui est susceptible de les aider véritablement.
Bien entendu, nous n'avons pas la prétention d'avoir tout compris, ni d'être en possession de méthodes infaillibles…
Mais il nous semble qu'au fil du temps, nos idées s'éclaircissent et qu'il nous est désormais possible d'offrir une synthèse de nos réflexions.
La voilà:

1. Existe-t-il des obésités diététiques ?
Selon la majorité des travaux, dans l’état actuel des connaissances, la prise de poids au-delà du poids d’équilibre est essentiellement dépendante de l’apport calorique global et n’est pas influencée par le pourcentage de glucides, lipides ou protides. Il semble plutôt que toutes les calories se valent dans le gain de poids, quelle que soit la nature des nutriments.
Si la prise de poids est possible quelle que soit la nature des calories surconsommées, il est erroné de considérer l’obésité comme une conséquence d’erreurs diététiques, par exemple d’un pourcentage élevé de lipides, ou de glucides, dans la ration alimentaire.
Il existe cependant des cas particuliers. Tout d'abord, il se pourrait, d’après certaines études récentes, que la nature des lipides consommés influence le développement du tissu adipeux.
Ensuite, lorsque des carences nutritionnelles (ou des déficits) apparaissent, quelles qu’en soient les causes (sédentarité, monotonie alimentaire, végétarisme, alimentation non choisie par une population captive), cela pourrait entraîner une réponse compensatoire de l’organisme. Celle-ci aboutirait à des surconsommations alimentaires dans le but de réparer les déficits nutritionnels.

2. Place du conseil diététique
Le conseil diététique n’a pas fait la preuve de son efficacité dans le traitement du surpoids et de l'obésité.
Certains problèmes de santé liés par exemple à des maladies métaboliques, des allergies alimentaires, une insuffisance rénale, une hypertension artérielle, relèvent du conseil diététique. Mais il convient de différencier l'abord diététique de ces maladies d'un effort d'amaigrissement. Ceci doit être précisé clairement lors de la prise en charge d’un patient.
Nous considérons par ailleurs que des conseils diététiques d’ordre général, tels qu'ils sont délivrés à l’ensemble de la population, n’ont aucune pertinence au niveau individuel.
La satisfaction des besoins individuels, sur laquelle est fondée la notion d’équilibre alimentaire, peut être obtenue par le respect des sensations alimentaires, qui sont l’expression des besoins individuels.
De façon générale, il importe de restaurer les systèmes de régulation énergétique et nutritionnelle qui assurent le contrôle de notre comportement alimentaire. Cette restauration des systèmes physiologiques est favorisée et renforcée par l’éducation alimentaire, que l’on doit distinguer de l’information nutritionnelle telle qu’elle est effectuée par les campagnes de prévention. L’éducation alimentaire consiste à civiliser l’acte alimentaire, à permettre le partage, la convivialité, la consommation d’aliments riches d’une culture, dans l’écoute et le respect des sensations et des émotions alimentaires de chacun.

3. Place de l’approche corporelle
Le déséquilibre de la balance énergétique peut correspondre à un mauvais ajustement des apports caloriques qui ne s’adaptent plus à une diminution des dépenses énergétiques. La diminution de l’activité physique, la réduction ou l’arrêt d’une activité sportive régulière peuvent conduire à une difficulté à respecter les besoins de l’organisme et se traduire par une prise de poids.
Il peut être utile d’inciter les personnes en surpoids à pratiquer une activité physique ou sportive. Le but recherché alors ne sera pas un amaigrissement, mais un mieux-être et une meilleure prise de conscience du corps.
Diverses approches corporelles peuvent être utilisées pour améliorer la relation au corps, l'estime de soi et favoriser l'expression des émotions. Les techniques de respiration et de relaxation permettront un renforcement de la proprioception, une meilleure appréciation du schéma corporel, l’amélioration des relations du corps avec le temps, l’espace et les autres.

4. Comment devient-on obèse?
Dans la plupart des cas, l’augmentation de la masse grasse, qui définit le surpoids ou l’obésité, est consécutive à un apport calorique dépassant les besoins énergétiques de l’individu survenant sur un terrain génétiquement prédisposé.
Cette surconsommation peut survenir, soit parce que les sensations de faim du sujet augmentent, soit parce que le sujet mange sans respecter ses sensations de faim.
L’augmentation pathologique des sensations de faim peut survenir dans certaines situations bien identifiées, comme certaines maladies, certains traitements médicamenteux, dans le cas de tumeurs cérébrales ou de lésions du 3ème ventricule.
Dans certains cas, peu fréquents et qui nécessitent encore d’être mieux documentés, la masse grasse pourrait s'accroître sans augmentation de l’apport calorique global. Dans ce cas, le surpoids pourrait être consécutif à une modification des rendements énergétiques. On évoque les augmentations du cortisol, l’activation du système sympathique ou encore la composition d’une flore intestinale qui modifie l’absorption des nutriments.

5. Causes des surconsommations
La principale cause des surconsommations alimentaires réside dans le non respect des sensations alimentaires. Plusieurs facteurs entrent en jeu:
— L’insatisfaction corporelle qui caractérise nos sociétés, associée à un investissement majeur du corps, de sa forme et de son apparence, aboutit à un défaut de l’image de soi et un besoin excessif de conformité. Cela incite au renforcement des comportements de restriction qui, à court, moyen ou long terme, par le biais des effets rebonds, peut occasionner des prises de poids irréversibles. Nous attirons notamment l’attention sur les dangers que courent les enfants dont les parents adoptent des comportements de restriction dans un but préventif.
— La surconsommation alimentaire peut avoir pour fonction de restaurer l’équilibre émotionnel au détriment de l’équilibre énergétique.
— Des carences affectives peuvent conduire certains enfants à prendre du poids pour exister aux yeux de leurs parents.
— La perte des savoir-faire alimentaires et les déficits d’éducation alimentaire ne permettent plus de d’étayer les systèmes physiologiques de la régulation énergétique.
— Les campagnes d’information nutritionnelle, qui bien souvent tiennent lieu de seule éducation alimentaire, contribuent à détourner l’individu des signaux corporels de faim, de rassasiement, et de ses appétits spécifiques.
— La pression consumériste exercée par les industriels de l’agroalimentaire pousse à consommer en quantité.
— Des traumatismes graves, tels que des abus sexuels ou des maltraitances, aboutissent parfois à se couper de sa sensorialité, en partie ou en totalité.

6. Peut-on guérir de l’obésité?
Lorsque les surconsommations alimentaires entraînent une hypertrophie adipocytaire, le surpoids est réversible. Dans ce cas la guérison passe par un changement de comportement.
Lorsque les surconsommations alimentaires entraînent une hyperplasie adipocytaire, le surpoids n’est pas réversible. Il s’agit dans ce cas d’une maladie du tissu adipeux qui aboutit à une augmentation du poids d'équilibre, ou set-point. Il n’existe actuellement aucun moyen médical qui permet de remédier à cette situation. Dans ces cas, il n’est possible de se maintenir au-dessous du set-point qu’en supportant une augmentation des sensations de faim.
La prise de poids résulte généralement d’une combinaison des deux processus, hypertrophique et hyperplasique. La prépondérance des processus, l’un par rapport à l’autre, est essentiellement déterminée par des facteurs génétiques. Il n’est pas possible d’en prédire le degré de réversibilité.
Ces nouvelles données devraient conduire le corps médical à renoncer à considérer la normalisation du poids comme un objectif thérapeutique. Le seul objectif possible, dans l'état actuel de la science, consiste à intervenir sur les causes des surconsommations alimentaires. La diminution ou la disparition de celles-ci entraîne donc des résultats aux conséquences pondérales incertaines.

7. Les résistances psychologiques à l’amaigrissement
Le gros corps est une forme de mémoire. Perdre du poids c’est rompre un équilibre psychique et c’est en quelque sorte remonter le temps. On réveille en maigrissant des souvenirs sensori-moteurs, et on doit alors affronter les éléments qui ont été sources de prise de poids.
Maigrir oblige aussi parfois à renoncer à un personnage social, à des mécanismes de défense contre la séduction et la vie sexuelle.
Enfin, dans la mesure où on s’avère incapable de concrétiser ses attentes, la perte pondérale peut conduire dans certains cas à une faillite de l’estime de soi.
On conçoit que surmonter ces obstacles, qui imposent un changement en profondeur, nécessite dans nombre de cas un accompagnement psychothérapeutique.

8. Principes directeurs de la prise en charge du surpoids et de l’obésité.
La prescription alimentaire ne peut être considérée comme une prise en charge satisfaisante du surpoids. Cette prise en charge doit consister à restaurer un comportement alimentaire principalement contrôlé par les sensations alimentaires. Pour cela, il est nécessaire d’articuler cette prise en charge autour de trois axes:
— Le traitement de la restriction cognitive. Il s'agit de remplacer un contrôle principalement mental du comportement alimentaire par un contrôle principalement sensoriel. La personne en difficulté doit parvenir à dédiaboliser les aliments, à les placer tous sur le même plan. En effet, lorsque certains aliments ou certaines catégories d'aliments sont diabolisés, ils sont consommés avec une charge émotionnelle négative; la perception et la prise en compte des sensations de rassasiement devient alors impossible.
— Le traitement de l’impulsivité alimentaire, qui consiste à rendre le patient plus tolérant à ses émotions. Il s’agit de l’aider à trouver des alternatives aux prises alimentaires, qu'il utilise pour réduire ses tensions émotionnelles.
— L’acceptation de soi se justifie à deux titres. En premier lieu, certains patients ne pourront pas guérir de leur obésité. Il leur faudra apprendre à retrouver une estime de soi et accepter de vivre avec un corps qui inspire le rejet dans une société obésophobe. En second lieu, cette peur du rejet social, aussi bien chez les sujets minces que gros, augmente l’impulsivité alimentaire et le risque d’instaurer et renforcer des comportements de restriction. Elle est un facteur majeur de surconsommation, et d’apparition ou d’aggravation d’un surpoids. La lutte des pouvoirs publics contre la stigmatisation des obèses est à envisager comme un moyen pour faciliter l’acceptation de soi.
La prise en charge des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire est complexe. Elle demande du temps, nécessite des savoir-faire multiples de la part des praticiens, et peut conduire à la mise en place de co-thérapies mobilisant des thérapeutes de formation différente travaillant en complémentarité.

Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids
Paris, le 10 novembre 2007



Le GROS et le PNNS 2

Le PNNS 2 vient d’être présenté par le ministre Xavier Bertrand avant même que le PNNS 1 qui s’engageait à réduire le nombre de personnes obèses de 20% en 5 ans ait été soumis à une évaluation. Il s’inscrit dans le prolongement du PNNS 1 et renforce encore les efforts en matière de lutte contre l’obésité.
En termes de lutte contre l’obésité, le PNNS repose sur une analyse des causes de l’obésité avec laquelle le GROS se trouve en profond désaccord. Pour nous, la prise de poids résulte essentiellement d’une anomalie des capacités d’ajustement des apports alimentaires par rapport aux dépenses énergétiques de l’individu et non à des anomalies dans la composition de son alimentation.
Certaines mesures nous semblent toutefois aller dans le bon sens, notamment la lutte contre la stigmatisation des obèses et l’adaptation des structures médicales à des personnes de plus fortes corpulences.
Cependant par bien des aspects, les mesures préconisées nous déçoivent et nous inquiètent grandement. En particulier, le dépistage précoce du surpoids chez l’enfant et le renforcement des incitations à consommer certaines catégories d’aliments plutôt que d’autres.

En quoi ces mesures sont-elles dangereuses ?
Nous craignons fort que la mobilisation de tous les personnels au contact de l’enfant afin de dépister plus précocement le surpoids et l’obésité se transforme très rapidement en une traque du moindre bourrelet, chez le moindre enfant, par le moindre professionnel de santé, et qu’elle aboutisse à davantage de stigmatisation de l’obésité, au développement d’un climat de peur de l’obésité et de ses conséquences, à l’idée qu’il est nécessaire de surveiller et de contrôler son alimentation à tout instant et à tout âge.
Si l’objectif est de traiter plus tôt en âge et plus tôt dans l’évolution de la maladie, nous devons nous attendre à une augmentation très importante du nombre d’enfants mis au régime. Or, il nous faut rappeler les études qui attestent que les traitements diététiques, même lorsqu’il s’agit de régimes équilibrés, échouent sur le long terme dans 95% des cas et se soldent par une augmentation du poids, une aggravation des complications médicales liées au surpoids, l’apparition de troubles du comportement alimentaire et l’aggravation des difficultés psychologiques. Plus tôt les enfants sont mis au régime, même équilibré, plus le risque de développer des troubles du comportement alimentaire et un surpoids augmente à l’âge adulte.
Nous préconisons pour notre part une approche différente, qui considérerait la lutte contre toute discrimination et toute stigmatisation des enfants et des adultes en surcharge pondérale ou obèses comme un outil dans la lutte contre l’obésité elle-même, qui valoriserait l’éducation alimentaire plutôt que l’information nutritionnelle, les activités de tous ordres, qu’elles soient physiques, intellectuelles ou artistiques et non pas seulement la dépense physique.

La responsabilité que l’on fait porter aux aliments gras ou sucrés dans les causes de l’obésité aboutit inévitablement, et même si l’on s’en défend, à leur diabolisation. Nous devons rappeler que les preuves de cette responsabilité n’existent toujours pas et que leur réduction dans l’alimentation n’entraîne pas systématiquement une diminution du poids. Il arrive même qu’elle soit associée à des prises de poids comme on le voit dans certaines populations. Les Américains ont réduit leur consommation de lipides de 42 à 38 % en même temps qu’ils ont vu la prévalence de l’obésité presque doubler.
La diabolisation des aliments constitue un obstacle grave à la lutte contre l’obésité en désorganisant les processus de rassasiement qui supposent à la fois une disparition de la faim et l’apparition d’un sentiment de satisfaction. Or l’anxiété ou la culpabilité avec laquelle certains aliments sont de plus en plus souvent consommés empêche que cette satisfaction soit éprouvée et aboutit à prolonger l’acte alimentaire au-delà de la faim et donc des besoins énergétiques, conduisant ainsi à une augmentation du risque de surpoids.

Il nous semble donc urgent de modifier nos politiques de santé nutritionnelle comme d’autres pays sont en train de le comprendre. La République de Genève, qui vient de faire connaître son programme de lutte contre l’obésité a complètement renoncé à diffuser des messages stigmatisant certaines catégories d’aliments. Les messages promus seront : « Ecoutez votre faim pour ne pas manger sans fin » et « Maigrir fait grossir… ».
À quand, pour nous, de tels messages ?




Le programme de santé publique en matière d'obésité du GROS


Nous avons vertement critiqué ici les mesures destinées à juguler ce qu'il est convenu d'appeler l'épidémie d'obésité. Certaines sont proposées par les pouvoirs publics, sous la forme d'un Programme National de santé Publique ou PNNS, qui est largement repris par les différents acteurs sociaux et le corps médical. D'autres consistent en projets de loi pour "agir contre l'épidémie d'obésité" que nous critiquons de même (voir sur cette même page).
Nous, qui sommes chaque jour au contact de personnes en souffrance avec leur poids et leur comportement alimentaire, estimons être à même de mesurer les effets délétères de ces projets. Nous crions casse-cou!
Nous ne faisons pas la même analyse que les pouvoirs publics, que nombre de membres du corps médical, quant aux causes de la montée de l'obésité. Mais en tant que soignants, en tant que citoyens, nous nous inquiétons nous aussi de la dérive des pays occidentaux, qui conduit à toujours plus d'obésité. Certes, la France est moins touchée que d'autres pays, mais néanmoins, ici aussi, à l'évidence, l'obésité croît.
Nous proposons donc un programme alternatif de santé publique en matière d'obésité, fondé sur des présupposés et des méthodes bien différents de ceux qu'on veut nous imposer. Puisse-il être entendu!
Il le sera si vous, qui lisez ces pages, en faites la publicité autour de vous. Si vous partagez nos points de vue, n'hésitez pas à reproduire notre texte, à l'adresser à tous les élus de votre connaissance. A votre maire, à votre conseiller général, à votre sénateur, à votre député. Si vous militez dans un parti politique, dans une association, n'hésitez pas à le proposer aux responsables des programmes santé.
Soyez actifs en ce qui concerne vos problèmes pondéraux, et ne vous laissez pas déposséder de votre liberté alimentaire!

Dr Gérard Apfeldorfer, Dr Jean-Philippe Zermati






Propositions du GROS pour une politique de santé publique en matière d'obésité



LUTTER CONTRE LES FACTEURS DE DÉRÉGULATION : 6 MESURES DE SANTÉ PUBLIQUE
1. Lutter contre la discrimination et la stigmatisation des obèses
2. Lutter contre la diabolisation des aliments
3. Promouvoir une information et une éducation nutritionnelle rassurantes
4. Démédicaliser l'alimentation
5. Lutter contre l'hégémonie de la minceur
6. Moraliser les pratiques médicales et le commerce de l'amaigrissement

PROMOUVOIR LES FACTEURS DE RÉGULATION : 4 MESURES DE SANTÉ PUBLIQUE
7. Promouvoir des conditions de restauration propices à la régulation
8. Promouvoir une éducation alimentaire
9. Valoriser la diversité de cultures alimentaires
10. Promouvoir la réconciliation avec son corps

MESURES CONCERNANT PLUS SPÉCIFIQUEMENT LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS.



Le détail de nos propositions est disponible en ligne: Télécharger le programme de santé publique du GROS (format PDF)




Le GROS soutient le manifeste des révoltés des régimes!
Allegro Fortissimo lance un manifeste des révoltés des régimes. Nous nous associons à cette action, qui rejoint notre vision des problèmes de l'obésité et du surpoids, et correspond à la charte des professionnels adhérents du GROS.

On peut, soit signer ce manifeste, soit le soutenir, selon qu'on est directement, ou indirectement concerné…

Signer ou soutenir:

http://www.allegrofortissimo.com/manifeste.htm


L'association Allegro Fortissimo défend son point de vue au Sénat

Lors des Assises de la lutte contre l'obésité, "De la balance au fléau: comment agir face au surpoids et à l'obésité?" notre amie Sylvie Benkemoun a pu exprimer son point de vue, que nous partageons.
  
SOMMES NOUS TOUS DESTINES A DEVENIR OBESES ? Allegro Fortissimo/senat-19/02/08

Les 10e Entretiens de Nutrition
Institut Pasteur de Lille

5 juin 2008: L’obésité, une maladie nutritionnelle ?
6 juin 2008: De quels contaminants faut-il avoir peur ?

Demandez le programme en pdf!



L'OBÉSITÉ MONTE: QUE FAIT LA POLICE?

M. Jean-Marie Le Guen, député et Président du groupe d'études sur l'obésité à l’Assemblée Nationale, a soumis une proposition de loi concernant la lutte contre l’obésité.
(Consultation de la proposition de loi pour agir contre l'épidémie d'obésité)
Selon lui, «au regard de l'ampleur et de la complexité du défi que représente l'obésité, les pouvoirs publics doivent s'engager dans une action exceptionnelle pour enrayer la vague montante de l'épidémie et répondre aux besoins de ceux, toujours plus nombreux, qui en sont et en seront les victimes.»
Toujours pour M. Jean-Marie Le Guen, «L'obésité doit être déclarée "enjeu majeur de santé publique" [et] Il est souhaitable de faire adopter par le Parlement une loi qui symbolise la mobilisation de la Nation contre ce fléau, une loi qui fixe les objectifs et les principes de ce combat, une loi qui clarifie les responsabilités de chacun, une loi qui ne se contente pas d'énoncer de grands principes, mais qui s'appuie sur les moyens budgétaires qui rendent possible la mise en œuvre de la politique que nous appelons de nos vœux. »
Que de bonnes intentions… Mais l’Enfer en est malheureusement pavé…
Car les principales propositions de cette loi s’articulent autour d’une information diététique renforcée, omniprésente. Les restaurants d’entreprise et les cantines seront tenus «d'afficher lisiblement la composition nutritionnelle et calorique des produits qu'elle met à la disposition des consommateurs.» Des étiquettes dénonciatrices seront collées sur les «mauvais aliments», et les bons recevront un label qualité.
Les «bons aliments» et les individus minces seront récompensés, tandis que les «mauvais aliments» et ceux qui les consomment devront subir l’opprobre.
Il est aussi question de mesures rendant l'accès aux "mauvais aliments" plus difficile, voire impossible, et même de mesures hygiénistes comme de rendre obligatoire 1/2 heure d'activité physique quotidienne pour les enfants: on imagine déjà les tours de cour, et l'opprobre sur ceux qui lambinent!

Nous désapprouvons cette proposition de loi, qui dramatise à l’excès les problèmes d’obésité, qui va jeter la panique chez les mangeurs et occasionner une recrudescence de troubles du comportement alimentaire, qui ne peut qu’aboutir à la stigmatisation des personnes en surcharge pondérale.
Nous avons donc adressé à M. Jean-Marie Le Guen, député et Président du groupe d'études sur l'obésité à l’Assemblée Nationale, la lettre ouverte suivante :


Paris, le 20 avril 2005

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR JEAN-MARIE LE GUEN
Président du groupe d'études sur l'obésité à l’Assemblée Nationale


Monsieur,
Le Groupe de Réflexion sur L’Obésité et le Surpoids a pris connaissance du projet de loi que vous entendez soumettre à l’Assemblée Nationale et de l’ouvrage que vous venez de faire paraître, dans lequel vous développez vos réflexions sur l’épidémie d’obésité.
Notre association existe depuis 1998 et se veut précisément une réponse aux difficultés que rencontrent les professionnels de santé face aux personnes présentant des problèmes de poids ou des troubles du comportement alimentaire. Nous regroupons des praticiens provenant d’horizons multiples (médecins généralistes, endocrinologues, nutritionnistes, psychiatres, psychologues, diététiciens, kinésithérapeutes, psychomotriciens et chercheurs) ce qui donne d’ailleurs une dimension unique à notre association.
Depuis ses débuts, le G.R.O.S. tient des réunions de discussion et d’échanges d’idées, organise chaque année un congrès scientifique interdisciplinaire, ainsi qu’un cycle de formation destiné aux professionnels de santé. Le G.R.O.S. a aussi un rôle d’information du grand public, par l’intermédiaire de son site Internet, www.gros.org et par ses interventions diverses dans les médias ainsi que dans des réunions ouvertes au public. Nous interrogeons de façon régulière et systématique les spécialistes des autres disciplines (généticiens, physiologistes, sociologues, anthropologues, ethnologues, psychologues, historiens, philosophes…) Nous sommes donc très engagés par nos réflexions et nos actions dans une profonde remise en question de nos pratiques.

L’obésité, comme vous l’avez vous-même souligné, se présente comme une maladie d’une rare complexité aux nombreux déterminants. Chacun aujourd’hui en est bien conscient et se plait à l’admettre. Il nous semble inutile de revenir en détail sur l’ensemble des facteurs impliqués. Et certaines des mesures que vous préconisez, sans aucun doute, agiront favorablement. Toutefois depuis que les membres de notre association se réunissent et réfléchissent à l’ensemble des causes impliquées dans le phénomène obésité, ils ont pu dégager deux facteurs sociétaux essentiels dans le développement de la maladie. Ce sont les nouvelles relations des mangeurs avec leurs aliments, et les phénomènes de stigmatisation dont sont victimes les obèses. Ces deux facteurs sont largement en cause dans votre projet de loi. Ils sont effectivement de la responsabilité des autorités médicales et des pouvoirs publics.

Bien que vos intentions soient louables, vos propositions nous semblent aller à contresens de nos propres conclusions et risquent d’aggraver la situation de millions de personnes qui n’en ont guère besoin. Le message simple « manger mieux, bouger plus » que vous entendez promouvoir au niveau national, n’est rien d’autre que le discours tenu par les médecins depuis 50 ans à leurs patients sans aucun résultat. Et même, beaucoup le pensent et certains l’ont démontré, ces préconisations aboutissent à une aggravation de leurs difficultés pondérales et psychologiques. Il est peu probable que ce qui a échoué à l’échelle des individus réussisse à celle des nations. Le risque auquel vous nous exposez est celui d’une absence de bénéfice et d’une explosion des effets secondaires indésirables.


Les nouvelles relations du mangeur avec sa nourriture.
L’idée d’enseigner aux populations occidentales à bien manger n’est pas nouvelle. Elle s’associe à la promotion du contrôle mental du comportement alimentaire. L’idée qu’il existe une bonne manière de manger est une idée à double tranchant. Dans un premier temps, elle semble rassurer les mangeurs soucieux de leur poids ou de leur santé. On sait aujourd’hui que l’anxiété et la culpabilité sont des traits dominants du comportement des mangeurs. Malheureusement, les caprices de la science nous ont appris que les vérités d’hier n’étaient plus les vérités d’aujourd’hui. C’est ainsi que les graisses qui, hier, nous rassuraient, sont devenues aujourd’hui dangereuses pour notre poids et la cible des campagnes de prévention. Certes, il est possible de modifier les choix alimentaires d’une population. Les messages de santé publique diffusés dans divers pays étrangers, en particulier aux Etats-Unis, ont effectivement abouti à une moindre consommation des aliments gras et/ou sucrés, qui a pu être mesurée. Pourtant ces modifications des choix alimentaires n'ont pas été accompagnées d’une diminution de la prévalence de l’obésité et n’ont pas même empêché son augmentation ! Il est donc fort probable que les prochains messages de santé publique devront réhabiliter les graisses et se trouver un nouveau bouc émissaire. Ce qui ne se fera pas sans augmenter le malaise des mangeurs et leur défiance vis-à-vis de leurs aliments.

Selon nous, à l’inverse des effets attendus, la distinction entre aliments recommandés et aliments déconseillés ne peut qu'aboutir à une désorganisation alimentaire augmentant l'anxiété des consommateurs. Manger, au lieu d’apporter plaisir et réconfort, devient un acte dangereux pour le poids et la santé. La diabolisation des aliments les plus énergétiques, leur mise à l'index, par exemple leur signalement éventuel par un code couleur, conduit à concevoir leur consommation comme un péché, ou bien une faute civique. Dès lors, les processus physiologiques qui assurent naturellement le contrôle des apports énergétiques ne peuvent plus être opérants. Il n’est guère possible de manger en quantité adéquate un aliment dont on pense à la fois du bien et du mal. Paradoxalement, la peur de grossir ou de manger mal fait manger plus que ce que le corps réclame. Les effets de telles mesures sont connus : les comportements de restriction et les conduites de contrôle volontaire induisent inéluctablement des pertes de contrôle et aboutissent au développement de troubles du comportement alimentaire (le plus souvent des compulsions boulimiques alternent avec des périodes de privation), à une instabilité pondérale (poids en yoyo), à des troubles psychopathologiques (dépression, troubles de la personnalité), et en définitive à une augmentation du poids sur le long terme.

La prévention et le traitement de l’obésité fondés sur la discrimination des aliments existent depuis toujours. Il est stupéfiant que des mesures qui se sont révélées inefficaces et qui ont fait la preuve de leur nocivité soient reprises par votre projet de loi pour être étendues à toute notre nation. Il est urgent d’envisager des solutions différentes. Ces solutions existent, notre association y travaille depuis plusieurs années et apprécierait de pouvoir vous les présenter.


La stigmatisation des obèses.
Les sociologues ont parfaitement démontré la discrimination dont étaient victimes les personnes obèses. Les injustices qui les frappent sont sous-tendues par des stéréotypes, des opinions sans fondement scientifique, qui voudraient que les gros manquent de volonté et ne parviennent à se maîtriser dans leur vie comme dans leur comportement alimentaire. Ce jugement infâmant deviendra par la suite la justification de toutes les insultes, dépréciations et humiliations que devront subir les obèses tout au long de leur vie scolaire, familiale, médicale, sociale, professionnelle, amoureuse. La peur des obèses, c’est l’exclusion d’une société dans laquelle ils veulent vivre et qui les rejette.

À l’inverse, les minces, du seul fait d’une morphologie plus chanceuse, sont crédités de qualités de maîtrise. Ils bénéficient de promotions plus avantageuses, ils sont recherchés et enviés. On les considère comme de bonnes personnes. Il n’est guère surprenant que chacun soit terrifié à la simple évocation des malheurs qui frappent les obèses, et s’engage frénétiquement dans une course à la minceur qui s’apparente objectivement à une course vers la réussite sociale et personnelle. La disparition du moindre surpoids devient, dès l’enfance, un enjeu essentiel approuvé par la médecine, encouragé par la totalité des institutions et relayé sans la moindre précaution par les médias et les industries de minceur.

Pourtant, la croyance, largement entretenue, selon laquelle chacun pourrait avoir la maîtrise de son poids en suivant des recommandations hygiéno-diététiques simples comme manger moins gras et moins sucré ou faire régulièrement de l’exercice physique s’avère erronée. Il n’est pas exact que chacun puisse être aussi mince qu’il le désire, ou puisse reperdre intégralement les kilos qu’il aura pris, ou que tous puissent se stabiliser au poids médicalement idéal.
On ne peut, sans hypocrisie, promouvoir le contrôle volontaire de l’alimentation et dans le même temps prétendre que ceux qui ne maîtrisent pas leur comportement alimentaire ne possèdent pas moins de volonté que les autres mangeurs. Ce discours volontariste et incohérent ne peut qu’aggraver les préjugés envers les obèses et renforcer la mauvaise opinion qu’ils ont déjà d’eux-mêmes.

La dramatisation de l’obésité, telle qu’elle pourrait exister lors d’une campagne nationale relayée par tous les acteurs de la santé et de l’alimentation, risque d’occasionner quelques « dommages collatéraux ». Elle aboutirait sans nul doute au renforcement et à l’institutionnalisation des comportements de restriction ; elle entretiendrait les angoisses des mangeurs, qui trouveraient des issues dans des compulsions alimentaires ; elles précipiteraient les plus prédisposés dans des cercles vicieux se concluant par des obésités irréversibles.

Il nous semble urgent, si l’on souhaite que cette campagne nationale contre l’obésité ne devienne pas une campagne nationale contre les obèses, d’affirmer clairement que les individus ne peuvent pas peser le poids qu’ils veulent, que le comportement alimentaire est principalement contrôlé par des processus inconscients et que l’obésité, résultant de déterminants complexes, ne se présente en aucun cas comme une maladie de la volonté. Il nous semble illusoire de vouloir empêcher une folle course à la minceur sans avoir préalablement pris les mesures nécessaires pour réintégrer les obèses dans leurs droits et leur dignité.

Pour conclure, nous adhérons à votre projet de mettre en place un Observatoire de l'obésité. Cela aurait le mérite de regrouper les données concernant l’obésité et d’objectiver les effets des mesures prises. Cependant, pour prétendre à la dimension qu’il se doit d’atteindre, un tel Observatoire devrait faire appel à des personnes compétentes en la matière. Des médecins, des diététiciens, des psychologues, des sociologues, des philosophes, des spécialistes du corps, différents acteurs sociaux, les associations de personnes obèses, ainsi que les usagers devraient être associés aux travaux de cet Observatoire.
Notre association, qui regroupe déjà de nombreux acteurs au fait des avancées en biologie et en sciences humaines, réfléchit à ces problèmes depuis plusieurs années. Elle se trouve actuellement en mesure d’avancer des propositions sur ces sujets et serait heureuse de pouvoir vous les présenter. Nous pensons que notre participation au Haut comité de lutte contre l’obésité pourrait également venir enrichir les réflexions qui se tiendront en son sein.

Veuillez recevoir, Monsieur le Député, l’expression de notre respectueuse considération.

Dr Jean-Philippe ZERMATI,
Médecin nutritionniste
Président du G.R.O.S.

Dr Gérard APFELDORFER,
Médecin psychiatre
Vice-président du G.R.O.S.


Paris, le 18 septembre 2005

La guerre du sucre est déclarée!

Manger cesse d'être un plaisir, une satisfaction, un réconfort, pour devenir un comportement à haut risque et un enjeu politique!
Entre «Manger moins souvent des produits gras et sucrés: c’est protéger notre santé» et «Qui voudrait d’un monde interdit au sucre?», la rentrée nutritionnelle et alimentaire s’annonce difficile à digérer. Faut-il manger ou ne pas manger? D’une annonce presse à une affiche, d’un spot radio à une publicité à la télévision, les messages s’entremêlent et s’entrechoquent. Au final, entre les injonctions des pouvoirs publics «qui ne veulent que notre salut» et celles des industriels «qui ne veulent que notre plaisir», il est devenu impossible de choisir.


La nouvelle campagne gouvernementale, de santé publique, « Manger moins souvent des produits gras et sucrés : c’est protéger notre santé », patronnée par M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités, est destinée à inciter les consommateurs, notamment les femmes, à augmenter la part des féculents et réduire celle des sucres simples dans leur alimentation. L’objectif est dans de prévenir l’apparition de l’obésité, des maladies cardiovasculaires et des cancers.

Que de bonnes intentions… Mais s’il est vrai que certains comportements alimentaires sont moins favorables à la santé, la question de savoir comment les influencer dans un sens plus positif n’est toujours pas résolue. À l’heure actuelle, nous ne disposons d’aucune preuve de l’efficacité des campagnes d’information nutritionnelle. On n’a pas davantage de preuve de leur innocuité.

On ne dispose d'ailleurs aussi d’aucune preuve qu’une consommation plus importante de sucres soit responsable de l’obésité, d’aucune preuve qu’une diminution de la consommation de sucre permette d’obtenir une perte de poids.

En revanche, les actions de diabolisation qui consistent à souligner le caractère dangereux de certains aliments ou catégories d’aliments aboutissent à culpabiliser les mangeurs, à créer une plus grande inquiétude à l’égard de leurs aliments et in fine à augmenter leur consommation des aliments incriminés. Voir: Restriction cognitive.

Paradoxalement, il est en effet impossible de consommer en quantité raisonnable et appropriée des aliments dont on pense qu’ils constituent un danger pour la santé ou pour le poids. Dans ces conditions, le mangeur désireux de suivre les conseils donnés a le choix entre une éviction totale des sucres, ou bien leur consommation culpabilisée. La culpabilité de ne pas «manger droit» et l’anxiété de grossir risquent de déboucher fréquemment sur une consommation sans limite. Le risque d’obésité et de troubles du comportement alimentaire ne peut que s’en trouver augmenté.

Certes, l’obésité augmente et il serait souhaitable de mettre en œuvre des mesures efficaces. Mais lesquelles sont-elles ? Il est irresponsable de la part de l’autorité publique et des institutions médicales d’instaurer un climat de panique et d’entraîner les consommateurs dans des voies sans issue.

Et ce d’autant plus qu’à cette campagne des pouvoirs publics, l’industrie sucrière, se sentant attaquée, répond par une autre campagne, défensive, intitulée, "Qui voudrait d'un monde interdit au sucre?".

Comme bien souvent, le mangeur se trouve au centre d’une lutte opposant le puritanisme alimentaire et la frénésie consommatoire. Cette lutte fait écho à celle qui déchire quotidiennement tant de mangeurs, et qui les conduisent à alterner une alimentation diététisée avec des moments de débauche alimentaire, sans pouvoir se contrôler.

—  Le GROS met en garde les pouvoirs publics contre des actions de prévention qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité et dont on peut se demander si elles n’engendreront pas davantage de problèmes qu’elles ne sont censées en résoudre.

— Le GROS signale que de telles actions ne font pas l’objet d’un consensus au sein de la communauté des nutritionnistes et du corps médical.

— Le GROS signale que les pays qui sont parvenus à obtenir une diminution de la consommation d’aliments gras (Etats-Unis, Finlande, France…) n’ont pas vu pour autant décroître les phénomènes d’obésité. Dans certains pays, on a juste constaté que la consommation des sucres simples a augmenté.

Dr Jean-Philippe ZERMATI,
Médecin nutritionniste
Président du G.R.O.S.

Dr Gérard APFELDORFER,
Médecin psychiatre
Vice-président du G.R.O.S.





Activités de l'Association, années 2007-2008 et 2009



Formation pluridisciplinaire aux approches alternatives à la prescription diététique 2008


Pour prendre en charge les personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire, il est utile de comprendre les bases de la régulation de la prise alimentaire, ainsi que ce qui est en mesure de perturber ces mécanismes subtils. Le mariage des thérapies cognitivo-comportementales et de l'approche biopsychosensorielle est heureux : il permet un travail sur les troubles du comportement alimentaire, mais aussi sur les scénarios dysfonctionnels de nos patients, sur l'estime de soi, les habiletés sociales, la motivation. Mais aussi, c'est le corps qui fait problème et ce corps, il convient de le faire exister et de se réconcilier avec lui, tant que faire se peut. L'approche psychodynamique offre encore un autre éclairage : elle apprend à écouter ses patients, afin que ceux-ci accèdent à un statut de sujet et puissent devenir auteurs de leur vie.
La deuxième année de formation permettra un approfondissement des thèmes abordés en première année, ainsi que l'exploration de points plus spécifiques. Que de compétences sont nécessaires, pour parvenir à apporter à ses patients une aide qui ne soit pas du semblant !
G. Apfeldorfer

Télécharger le programme d'enseignement 2008 du GROS en pdf


Formation de base en 14 journées


Vendredi 11 janvier 2008 • matin • Jean-Philippe Zermati
Présentation du Modèle biopsychosensoriel et sémiologie de la restriction cognitive
• après-midi • Anne-Marie Dalix
Régulation alimentaire

Samedi 12 janvier 2008 • Jean-Philippe Zermati
Traitement de la restriction cognitive

Vendredi 1er février 2008 • Bernard Waysfeld
Existe-t-il des personnalités à risque d’obésité ou de troubles du comportement alimentaire ?
Comment conduire des thérapies interpersonnelles chez les patients obèses et/ou souffrant de T.C.A. ?
Comment “ scorer ” son patient obèse ou souffrant de troubles du comportement alimentaire ?
Conséquences et exemples. “ Le questionnaire “.

Samedi 2 février 2008 • Gérard Apfeldorfer
Les thérapies cognitives et comportementales fournissent des outils conceptuels permettant d’investiguer et de
modifier trois cycles créant ou entretenant les difficultés du patient : le cycle de la restriction cognitive, celui des
réponses alimentaires émotionnelles et le cycle du corps mal aimé.

Vendredi 14 mars 2008 • Guy Azoulaï
Psychologie Comportementale, Emotionnelle er Rationnelle (PCER). Méthode d’entretien. Travail sur les cognitions,
les stratégies thérapeutiques et les prescriptions comportementales. Journée d’introduction. Aspect théoriques.
Initiation à partir d’exercices pratiques.

Samedi 15 mars 2008 • Christophe Prouteau
Apprentissage sensoriel du goût.

Vendredi 16 et samedi 17 mai 2008 • Katherine Kuréta-Vanoli et Ulla Menneteau
De la diététique au psychosensoriel. Présentation pratique. Utilisation des outils pour les prises en charge des adultes, des adolescents et des enfants.
• samedi après-midi • avec Dominique Amar-Sotto
Discussion, échanges autour de ces pratiques

Jeudi 12 juin 2008 • matin • Francine Duret-Gossart
De la demande du patient à la réponse du médecin. A partir de cas, choisir les voies d’accompagnement.
Pour quels changements ?
• après-midi • Pierre-André Peuteuil
Le temps vécu dans les troubles du comportement alimentaire et dans l’obésité.

Vendredi 13 juin 2008 • Anne-Françoise Chaperon
Découvrir les bases théoriques de l’affirmation de soi. Analyser les composantes verbales et non verbales de la communication. Exprimer une demande, un refus, sans déclencher l’hostilité, tout en respectant l’autre. Faire ou recevoir des remarques sans agressivité. Affronter avec efficacité les situations difficiles, voire conflictuelles.

Samedi 14 juin 2008 • Christine Mirabel-Sarron
Thérapies cognitives, scénarios de vie, schémas dysfonctionnels appliqués aux troubles du comportement alimentaire et aux problèmes d’obésité.

Jeudi 11 septembre 2008 • matin • Anne-Marie Dalix
Questionnaires d’évaluation des troubles du comportement alimentaire dans les thérapies cognitives et comportementales.
• après-midi • Jean-Philippe Zermati
Emotions et prises alimentaires. Acceptation de soi et peur de grossir

Vendredi 12 septembre 2008 • Pierre Dalarun et Edouard Rodriguez
Abord corporel thérapeutique. Quand les kilos nous empêchent d’habiter notre corps. La difficulté première des personnes en souffrance avec leur poids (réel ou imaginaire) est de vivre dans leur corps.
Quelles réponse peut-on y apporter ?
(vêtements souples conseillés)

Samedi 13 septembre 2008 • Gérard Apfeldorfer
Journée de synthèse - Cas cliniques - Conclusions.

Une attestation de formation de base sera délivrée à la suite de la participation complète aux 14 journées



Stages d’approfondissement

Ces journées s’adressent à des thérapeutes initiés au concept de thérapie comportementale et cognitive. Les jeux de rôle et les mises en situation seront proposés aux participants afin d’allier méthodologie et pratique.

2007
Institut de Dégustation à Tours. 27, 28, 29 septembre 2007
1. Le sensoriel à travers le goût
Apprentissage sensoriel … des goûts : toucher, sentir, goûter, mélanger, mettre des mots, des noms, des images sur les aliments.
M. Chassin, Durivault, Prouteau

Expériences de mise en application : perception des aliments, croyances, émotions en groupe de paroles
Katherine Kureta-Vanoli, Roselyne Pegnas et Ulla Menneteau

Vendredi 12 octobre 2007. Association Reille, Paris
2. Comment et quand proposer un travail corporel. La relation patient-thérapeute. Les étapes d'un parcours psycho-corporel. Le travail corporel en co-thérapie.
Pierre Dalarun

Samedi 13 octobre 2007 Association Reille, Paris
3. “ Les gastroplasties : regards croisés sur une épidémie chirurgicale ”
Pierre-André Peuteuil, Pascale Rollin et Fabrice Leclerc

Vendredi 26 octobre 2007 Association Reille, Paris
4. Affirmation de soi Jeux de rôles. Cas pratiques.
Anne Françoise Chaperon


Samedi 27 octobre 2007 Association Reille, Paris
5. Estime de soi et acceptation de soi
Cécile Defrance



2008
Vendredi 26 et samedi 27 septembre 2008. Institut de Dégustation à Tours
Le sensoriel à travers le goût
Apprendre à nommer ce qui est ressenti lorsque l’on mange. Utiliser le goût pour mieux se connaître et s’accepter. Prendre conscience du corps et de ses messages, mieux y répondre et traiter les peurs alimentaires.
Théorie, dégustations, applications cliniques.
Anne-Marie Dalix, Katherine Kureta-Vanoli, Ulla Menneteau, Roselyne Pegnas et Christophe Prouteau.


Jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 novembre 2008. Association Reille, Paris
Le stress interpersonnel
Le stress interpersonnel induit des difficultés relationnelles et les accès compulsifs sont une des réponses sous entendues par une mauvaise image de soi.
Anne-Françoise Chaperon

La restructuration cognitive est centrée sur l’identification et l’examen des croyances idiosyncratiques plus ou moins erronées, concernant l’alimentation, le poids, le corps et l’efficacité de la restriction.
Laurence Collet-Roth et Cécile Defrance

Jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 décembre 2008 Association Reille, Paris
Les entretiens motivationnels
et la PCER s’unissent pour une synergie et un potentiel d’efficacité sans pareil, rapidement exploitables dans la prise en charge des T.C.A. Après une journée d’initiation, ces trois journées de perfectionnement vont permettre de développer les compétences de base nécessaires à leur mise en pratique.
Guy Azoulaï



Formation pluridisciplinaire aux approches alternatives à la prescription diététique 2009



Programme de la formation de base 2009

Vendredi 9 janvier 2009
Matin : • Jean-Philippe Zermati (Médecin nutritionniste, Paris)
Présentation du modèle biopsychosensoriel

Après-midi : • Anne-Marie Dalix (Ingénieur INSERM, Paris)
Le fonctionnement de la régulation alimentaire

Samedi 10 janvier 2009
• Jean-Philippe Zermati (Médecin nutritionniste, Paris)
Sémiologie et traitement de la restriction cognitive

Jeudi 5 février 2009
Après-midi : • Bernard Waysfeld (Psychiatre, Paris)
Existe-t-il des personnalités à risque d’obésité ou de troubles du comportement alimentaire ? Principe des bases de la prise en charge psychodynamique chez les patients obèses et /ou souffrant de T.C.A.

Vendredi 6 février 2009
• Bernard Waysfeld (Psychiatre, Paris)
Le transfert dans la relation psychothérapeutique. Comment “ scorer ” son patient obèse ou souffrant de troubles du comportement alimentaire ? Conséquences et exemples. Présentation du questionnaire de Bernard Waysfeld.

Samedi 7 février 2009
• Gérard Apfeldorfer (Psychiatre, Paris)
Présentation des outils des thérapies cognitives et comportementales pour investiguer et modifier les trois cycles : le cycle de la restriction cognitive, celui des réponses alimentaires émotionnelles et le cycle du corps mal aimé.


Vendredi 13 mars 2009
• Guy Azoulaï (Médecin, psychothérapeute, Paris)
L’entretien motivationnel et Psychologie Comportementale, Emotionnelle et Rationnelle (PCER). Méthode d’entretien.
Journée d’introduction. Aspects théoriques. Initiation à partir d’exercices pratiques.

Samedi 14 mars 2009

Matin • Francine Duret-Gossart (Médecin nutritionniste, Paris)
De la demande du patient à la réponse du médecin. A partir de cas, choisir les voies d’accompagnement. Pour quels changements ?

Après-midi • Pierre-André Peuteuil (Psychiatre, Besançon)
Le temps vécu dans les troubles du comportement alimentaire et dans l’obésité.


Vendredi 3 et samedi 4 avril 2009

• Katherine Kuréta-Vanoli (Diététicienne, Clamart) et Ulla Menneteau (Diététicienne, Riom)
De la diététique au psychosensoriel. Présentation pratique. Utilisation des outils pour les prises en charge des adultes, des adolescents et des enfants.
• Samedi après-midi : Katherine Kuréta-Vanoli, Ulla Menneteau avec la participation de Dominique Amar-Sotto (Diététicienne, Enghien les bains). Discussion, échanges autour de ces pratiques


Jeudi 14 mai 2009
• Pierre Dalarun (Psychomotricien, Paris), Edouard Rodriguez (Psychomotricien, Laval) et
• Frédérique Chiva (Médecin nutritionniste Paris)
Abord corporel thérapeutique. Quand les kilos nous empêchent d’habiter notre corps. La difficulté première des personnes en souffrance avec leur poids (réel ou imaginaire) est de vivre dans leur corps. Quelles réponses peut-on y apporter ? Comment « prescrire » de l'abord corporel ? Exemples de co-thérapie.

Vendredi 15 mai 2009
• Anne-Françoise Chaperon (Psychologue clinicienne, Montrouge)
Découvrir les bases théoriques de l’affirmation de soi. Analyser les composantes verbales et non verbales de la communication. Exprimer une demande, un refus, sans déclencher l’hostilité, tout en respectant l’autre. Faire ou recevoir des remarques sans agressivité. Affronter avec efficacité les situations difficiles, voire conflictuelles.

Samedi 16 mai 2009
• Christine Mirabel-Sarron (Psychiatre, Paris)
Thérapies cognitives, scénarios de vie, schémas dysfonctionnels appliqués aux troubles du comportement alimentaire et aux problèmes d’obésité.

Jeudi 11 juin OU Jeudi 18 juin 2009*
• Christophe Prouteau et Jean-Michel Durivault (Formateurs de CQFDGustation, Tours)
Apprentissage sensoriel

Vendredi 12 juin et Samedi 13 juin OU vendredi 19 et samedi 20 juin 2009*
• Ulla Menneteau Diététicienne, Riom) et Katherine Kuréta-Vanoli (Diététicienne, Clamart)
La dégustation et la relation à l’aliment dans la prise en charge des patients en surpoids, ou avec des TCA.

*Ce stage ne pouvant accueillir que 20 personnes, le même cours aura lieu deux fois, la répartition des stagiaires sera indiquée dès janvier

Vendredi 18 septembre 2009
Matin • Anne-Marie Dalix (Ingénieur INSERM, Paris)
Questionnaires d’évaluation des troubles du comportement alimentaire dans les thérapies cognitives et comportementales. Le questionnaire GROS

Après-midi • Jean-Philippe Zermati (Médecin nutritionniste, Paris)
Emotions et prises alimentaires. Acceptation de soi et peur de grossir

Samedi 19 septembre 2009
• Gérard Apfeldorfer (Psychiatre, Paris)
Journée de synthèse - Cas cliniques - Conclusions.



Informations complémentaires

Travail pratique : De 9h à 10 h, chaque samedi de la formation les stagiaires seront amenés à travailler sur leur propre comportement alimentaire : Travailler sur le comportement alimentaire des patients suppose de ne pas être en difficulté avec son propre comportement alimentaire. Parler d’une sensation alimentaire suppose de l’avoir soi-même expérimentée. Déraciner les croyances erronées des patients suppose d’avoir chassé celles du thérapeute.

Un lien pour favoriser les échanges : Des échanges par mails sont organisés tout au long de la formation entre les stagiaires et l’équipe de formation. Ce forum permet d’évoquer des difficultés concrètes rencontrées dans les prises en charge et d’échanger autour, de recevoir aide et conseils de façon libre et sans jugement.

Rédaction d’un cas clinique pour clore la formation et entrer dans l’annuaire des thérapeutes du GROS :
Au cours de la formation, des informations d’aide à la rédaction de ce mémoire seront indiquées aux stagiaires.

Remise d’une attestation de formation pluridisciplinaire aux approches alternatives à la prescription diététique.


Stages d’approfondissement

Ces journées sont accessibles uniquement aux personnes qui ont fait la formation de base.

Stage n° 1 : Apprendre à se libérer vraiment des émotions négatives. Les 30 et 31 janvier 2009

Stéphanie Hahusseau (Psychiatre, psychothérapeute intégrative, Toulouse)
Avec l les émotions, ce sont généralement des modes de régulation à court terme qui sont privilégiés. Si pour certaines causes, qui seront développées, le processus de « digestion » émotionnelle n’est pas en place, les émotions négatives s’empilent, se chronicisent, devenant des humeurs négatives durables, des douleurs chroniquer, des ruminations, des troubles addictifs, des pulsions alimentaires.. Ce processus est un apprentissage. Seront abordés d’abord les obstacles rencontrés dans ce processus puis les moyens de réaliser cet apprentissage.

Stage n° 2 : Les effets de la stigmatisation ? Comment y faire face ? Les 13 et 14 mars 2009

Sylvie Benkemoun (Psychologue clinicienne, Paris)
Le rejet et l’exclusion développent honte et culpabilité chez le sujet en difficulté avec son poids, compromettant parfois les prises en charge à moyen et long terme. Comment prendre en compte ces mécanismes pour aider la personne à mieux vivre sa différence ?

Stage n° 3 : Affirmation de soi. Le 19 novembre 2009

Anne-Françoise Chaperon (Psychologue clinicienne, Montrouge)
Les techniques d'empathie constituent une suite logique de la journée sur l'affirmation de soi. Il s'agit d'apprendre à gérer les émotions négatives chez l'autre : répondre à l'agressivité, réconforter une personne triste ou démotivée, aider quelqu'un qui a perdu confiance en lui, ou qui se trouve bloqué par ses peurs. Nos réflexes naturels dans ces types de situations sont souvent loin d'être efficaces, l'empathie n'est pas innée, et il n'est jamais trop tard pour apprendre !

Stage n° 4 : Entretiens motivationnels et PCER. Les 4, 5 décembre 2009

Guy Azoulaï (Médecin, psychothérapeute, Paris)
Les entretiens motivationnels et la PCER s’unissent pour une synergie et un potentiel d’efficacité sans pareil, rapidement exploitables dans la prise en charge des patients qui nous consultent. Ces trois journées de perfectionnement vont permettre leur mise en pratique.




Activités permanentes pour les membres du G.R.O.S.

Groupes de réflexion sur INTERNET
Afin de favoriser la réflexion et la circulation des idées entre nos membres, nous proposons aux membres du G.R.O.S. des groupes de discussion et de réflexion sur Internet, autour de thèmes problématiques. Nous pensons nécessaire que notre association s'engage et prenne des positions sur les sujets importants. Les thèmes proposés sont : émotions, sensations et régulation alimentaire, obésité et politique de santé, obésité de l'enfant. Le travail de ces groupes sera rapporté à l'ensemble de l'association lors de Journées associatives.

Les causeries du GROS en salon
Les membres du GROS sont invités à se réunir irrégulièrement autour d'un invité qui viendra stimuler notre réflexion. Les questions les plus diverses seront abordées (réflexions de fond ou actualité brûlante).


Suivi personnalisé
Travailler sur le comportement alimentaire des patients suppose de ne pas être en difficulté avec son propre comportement alimentaire. Parler d’une sensation alimentaire suppose de l’avoir soi-même expérimentée. Déraciner les croyances erronées des patients suppose d’avoir chassé celles du thérapeute.
C’est pourquoi la formation théorique doit être complétée par un travail personnel des participants sur leur propre comportement alimentaire. Celui-ci s’effectuera tout au long de l’année dans le cadre d’un travail en groupe.
Samedi matin de 9 à 10 heures. (lors des formations)

Un groupe de supervision trimestriel ou semestriel sera mis en place pour évoquer, en groupe, des cas cliniques et faire le bilan de la formation.
Les cours théoriques sont loin d'être suffisants pour être à même de prendre en charge des patients
selon ces modalités.


Ensuite…
Un forum de discussion sur Yahoo destiné aux thérapeutes en formation ainsi qu'à tous ceux qui désirent approfondir leur formation permettra de faire part des difficultés concrètes rencontrées dans les prises en charge, de recevoir aide et conseils de façon libre et sans jugement.





NOS INTERVENANTS

Dominique Amar-Sotto, diététicienne, Enghien les Bains
Gérard Apfeldorfer, psychiatre, Paris
Guy Azoulaï, médecin, psychothérapeute, Paris
Anne Françoise Chaperon, psychologue clinicienne consultante, Montrouge
Laurence Collet-Roth, psychologue, Lyon
Pierre Dalarun, psychomotricien, Paris
Anne-Marie Dalix, ingénieur INSERM, Paris
Cécile Defrance, psychologue, Paris
Francine Duret-Gossart, médecin nutritionniste, Paris
Katherine Kuréta-Vanoli, diététicienne, Clamart
Ulla Menneteau, diététicienne, Riom
Christine Mirabel-Sarron, psychiatre, Paris
Roselyne Pegnas, diététicienne, Montigny le Bretonneux
Pierre-André Peuteuil, psychiatre, Besançon
Christophe Prouteau, formateur de CQFDGustation, Tours
Edouard Rodriguez, psychomotricien, Paris
Bernard Waysfeld, psychiatre, psychanalyste, nutritionniste, Paris
Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, Paris




Renseignements pratiques 2009

Lieu : Association REILLE- Accueil St François 34 Avenue Reille - 75014 PARIS
Tél 01 43 13 12 12 Fax 01 45 65 45 38 - www.reille.org
Métros : Glacière, Cité Universitaire Bus : 62, 21, 88
(liste d'hôtels sur demande au secrétariat du GROS)

Le stage sur le goût 2009 qui aura lieu à La maison St Dominique, 71 rue de grenelle 75007
Métros : Rue du Bac, Sèvres Babylone, Solférino

Horaires 2009 : Jeudi et vendredi : de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.
Samedi : de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.


Tarifs:
Formation de base 16 journées et demi:
Membres du G.R.O.S. : 1600 € pour l’année
Non membres : 1900 € pour l’année
Formation professionnelle : 3200 € pour l’année (formation sur 13 journées)

Stages d'approfondissement:
stages N° 1-2-4 (2 jours) : membres GROS = 300 euros ; non membres 450 euros ; formation permanente 600 euros.
stages N° 3 (la journée) : membres GROS = 150 euros; non membres 200 euros; formation permanente 300 euros.

Cotisation G.R.O.S. 2006: 50 €



Renseignements complémentaires et inscriptions :
N° agrément : 117535 489 75 SIRET : 419 415237 00015 Code d’activité : 913F
Secrétariat du G.R.O.S. 31, rue de Ponthieu • 75008 PARIS - gros@gros.org
Téléphone : 01 53 76 32 20 (du lundi au vendredi de 9 h 00 à 13 h 00)



Un paiement fractionné est possible après accord. Les dates de mise en paiement seront indiquées au verso des chèques. Aucun remboursement ne sera effectué sans motif valable et justifié. Les chèques doivent être libellés à l'ordre de G.R.O.S.

Adhésion GROS : Peuvent adhérer au G.R.O.S. : médecins généralistes et spécialistes, psychologues, diététiciens et paramédicaux qui prennent en charge des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Les personnes désireuses de faire partie de l'association doivent adhérer à une charte en dix points, à signer et à nous renvoyer accompagnée de leur fiche d’inscription et du règlement de la cotisation annuelle

Pour toutes informations complémentaires visitez notre site www.gros.org, vous y trouverez une mine d’informations précieuses sur les activités du GROS, les écrits et réactions de ses membres, des chroniques, des rencontres (les causeries, des journées d